W, l'improbabale président





Date de sortie : 29 octobre 2008
Durée du film : 2 heures
Réalisé par : Oliver Stone
Genre : Drame, biopic






























Synopsis :

L'incroyable parcours du 42ème Président des Etats-Unis, ou comment George W. Bush est passé du statut d'alcoolique notoire à celui de Président de la première puissance mondiale...



Trame du film :

Fin 2002. George W. Bush et son cabinet tentent par tous les moyens d’imposer au monde une guerre en Irak et pour ce faire cherchent des preuves accablant Saddam Hussein. Près de quarante ans en arrière. Le jeune George W. Bush est à l’université. Rebelle et entretenant des rapports conflictuels avec son père, il ne sait pas quelle destinée embrasser pour se faire sa place dans une famille de politiciens respectés. Alcoolique, fêtard, séducteur, il déçoit son père, jusqu’au jour où George reçoit l’illumination. Souhaitant désormais servir Dieu et son pays, il ne boit plus, arrête les excès, et ne rêve plus que d’une chose : le siège de Gouverneur du Texas, puis la Maison Blanche...





Critique du film :

Loin de la comédie annoncée par sa campagne d'affichage et surtout à mille lieues de ce que nous étions en droit d'attendre d'un réalisateur engagé de la trempe d'Oliver Stone (à savoir une attaque frontale à Bush), W. est une plongée biographique dans la vie du président des Etats-Unis, cherchant à comprendre ses origines et sa personnalité pour aboutir à une explication du bilan de sa présidence. De vraies ambitions psychologiques, passionnées, documentées et fort intéressantes, qui plus est ornées d'un excellent casting. Mais de là à dire que Stone maîtrise son sujet de bout en bout, il y a une marge : préparé et tourné dans l'urgence en quelques mois pour arriver dans les salles avant les élections de 2008, W. souffre de problèmes narratifs avec une certaine peine à démarrer et surtout au grand risque de ne pas répondre complètement aux attentes. Une sorte de pendant moderne à Alexandre, de loin moins malade et mieux maîtrisé, mais dont la passion qu'éprouve le réalisateur pour le sujet lui fait perdre le sens du mot "cinéma". Conséquence directe : sa mission de raconter une histoire accrocheuse et intéressante de bout en bout n'est qu'à moitié remplie, ce qui se ressent notamment dans la première des deux heures du film. Néanmoins W. rempli ses ambitions : d'une part analyser les huit années d'une présidence trop facilement tournée au ridicule dans les médias et d'autre part faire la lumière sur un homme, George W.Bush, à qui ce film est directement tendu tel un miroir, comme s'il devait en être le seul spectateur. En cela et malgré ses déséquilibres flagrants, W. peut être considéré comme une réussite, la fort intelligente quête de Stone à comprendre son personnage principal en étant la plus grande force.