
Date de sortie : 7 janvier 2007
Durée : 2h07 min
Genre : Biopic, guerre
Synopsis :
Cuba, 1954 : Lorsqu’un complot militaire soutenu par la CIA renverse le gouvernement démocratiquement élu, de Jacobo Arbenz, Ernesto Guevara se réfugie au Mexique. Il rejoint un groupuscule révolutionnaire cubain, où il sera présenté à Fidel Castro. Une rencontre discrète, qui marquera une date clé dans l’histoire de Cuba, ainsi que dans celle du « Che ».
Trame du film :
L’histoire débute en mai 1964 à la Havane où Ernesto Guevara se fait interviewer. La scène est en noir et blanc. Il est interviewé sur la prise de pouvoir de Batista. Tout au long du film, la journaliste demandera à Ernesto Guevara de donner son impression sur tel événement de l’histoire cubaine qu’il a vécu. A chaque fois, ces images seront en noir et blanc probablement pour rendre la scène plus réaliste de sorte qu’on la confonde avec des images tirées d’archives.
L’histoire retourne ensuite en arrière à Mexico en juillet 1951. Un groupe d’hommes est réuni autour d’une table dans un appartement plutôt aisé. Cette réunion semble anodine en apparence mais en réalité elle va changer toute l’histoire de Cuba puisque c’est ce soir-là que vont se rencontrer Fidel Castro et Ernesto Guevara. Tout deux veulent renverse le gouvernement cubain mais pour cela il faut rassembler des fonds mais surtout des hommes.
A Cuba, en mars 1957, la révolution est entamée. Les révolutionnaires cubains se cachent dans la forêt pour ne pas être repérés par l’armée. Ils sont tous armés et portent un uniforme vert.
Ce qui frappe dans ce film, c’est la solidarité qui existe entre les révolutionnaires. Ces derniers apparaissent vraiment soudés. Ils sont contents de se retrouver et contents d’être ensemble.
La vie est dure dans la forêt : les hommes dorment peu, ils risquent à tout moment leur vie.
Les révolutionnaires apparaissent comme des gens justes et honnêtes. Par exemple, deux hommes ont violenté et volé des familles de la région où les révolutionnaires habitaient en se faisant passer justement pour des hommes de Fidel Castro. Les révolutionnaires les ont arrêtés et condamnés à mort.
Les révolutionnaires fument aussi énormément de cigares durant tout le film. Ce sont aussi des gens cultivés. En effet, les révolutionnaires donnent deux conditions pour intégrer leur groupe. Tout d’abord, la personne doit être armée. Ensuite, elle doit savoir lire et écrire. Ceci est indispensable selon Ernesto Guevara car des gens qui ne sont pas instruits sont facilement manipulables.
Les révolutionnaires sont aussi très organisés. Leur groupe est structuré avec une hiérarchie, un chef… ils possèdent aussi des infrastructures comme une école, une imprimerie ainsi qu’un hôpital. Et tout cela en pleine forêt cubaine.
Leur objectif est de renverser Batista. Pour cela, les révolutionnaires décident de conquérir en premier lieu les campagnes pour ensuite attaquer les villes.
En 1959, les révolutionnaires sont en possession de La Havane, la capitale de Cuba. Leur coup d’état a réussi.
Ce film a deux personnages centraux.
Tout d’abord, le film dresse un portrait de Ernesto Guevara, aussi appelé Che. Ernesto Guevara apparait dans le film comme quelqu’un de sérieux et de perfectionniste. Il ne se laisse pas dériver du chemin qu’il veut suivre et de sa ligne de conduite. On le voit notamment quand il travaille tard la nuit alors que ses hommes font la fête joyeusement autour d’un feu. On oublie aussi le plus souvent que Ernesto est à l’origine un médecin. Ce film vient ici nous le rappeler. On remarque que le Che n’est pas toujours sur de lui notamment quand Fidel Castro lui d’arrêter avec son « complexe d’étranger ». En effet, le Che vient d’Argentine et il se sent moins légitime que les autres à mener cette révolution cubaine.
Ensuite, le film dresse aussi un portrait de Fidel Castro. On s’aperçoit que ce dernier a un très fort charisme. Lorsqu’il arrive quelque part, les personnes se taisent et l’écoutent avec attention et respect. C’est aussi Fidel Castro qui dirige les troupes. Il est à l’origine de ce coup d’état et dirige donc les opérations. Il doit donc faire preuve d’autorité pour donner des ordres à ces hommes. C’est pourquoi il est aussi très influent sur ces hommes. Fidel Castro est aussi à l’écoute des autres. Il redonne notamment confiance à Ernesto quand celui-ci doute de sa capacité à diriger cette révolution.
Durant tout le film, le réalisateur raconte donc la préparation du coup d’état de Cuba par Fidel Castro et Ernesto Guevara. Mais cette histoire est souvent coupée par des flash-forward quelques années plus tard alors que le Che est dans le gouvernement cubain.
On le voit notamment faire un discours au siège des Nations Unies à New York. Il dit par exemple que Cuba est neutre, et du coté de la justice.
Ces petits intermèdes filmés en noir et blanc rappellent le contexte politique mondial, qui peut être oublié lorsqu’on est dans la forêt cubaine, qui est celui de la Guerre Froide.
Critique :
Dans Che, Ernesto Guevara apparaît comme quelqu’un de lisse.
Critique :
Dans Che, Ernesto Guevara apparaît comme quelqu’un de lisse.
C’est un être
déterminé, volontaire, humaniste, et, de surcroît, asthmatique, ce qui
permettra quelques moments de bravoure. Il manque à ce Che une incarnation
politique.
Ce Che est
très descriptif, se contentant d’anecdotes, de moments-clés de l’aventure.
Les scènes filmées
aux États-Unis, en noir et blanc, avant et après le discours du Che à l’ONU
dans la première partie, appuient lourdement la comparaison du monde communiste
et du monde capitaliste. Deux figures apparaissent, sans nuance, sans
détail : d’une part, celle de l’humanisme, de la justice, de la
représentation des opprimés, celle de la lutte légitime en somme des petits
contre les gros ; et de l’autre, celle d’un monde flou parce qu’il est
mauvais par principe, truqué, corrompu, et violent.
